La France doit retrouver la voie de sa grandeur passée

Comment redevenir une grande nation ? La question est au coeur du malaise des Français. Au-delà de l’inventaire à la Prévert qui ressort du Grand débat national, il faut avant tout que notre pays reprenne confiance en lui-même.

« Ce qui nous est demandé par le peuple français c’est de renouer avec l’esprit de conquête qui l’a fait pour enfin le réconcilier avec lui-même ». Ces paroles grandiloquentes, aux accents gaulliens, sont… d’Emmanuel Macron. Elles ont été prononcées le 3 juillet 2017 devant le congrès réuni à Versailles. Ce jour-là, le chef de l’Etat parle de la « souveraineté de la nation », de la nécessité de « pouvoir disposer de nous-mêmes, malgré les contraintes et les dérèglements du monde ». Il parle aussi de « cette énergie créatrice » sans laquelle « la France n’est plus la France ».

Un vrai discours souverainiste fortement teinté d’esprit patriotique qu’on croirait écrit par Philippe de Villiers surtout quand il prend à témoin les Français qui savent « qu’une France arrêtée s’affaisse, se divise, qu’une France apeurée, recroquevillée et victime, s’épuise en querelles stériles et ne produit que du malheur, malheur individuel et collectif ».

Dommage, vraiment dommage, que ce beau discours ait été oublié sitôt après avoir été prononcé. Comment imaginer que le Macron « souverainiste » de Versailles soit aussi celui qui désigne comme « ennemis » le Premier ministre Hongrois Viktor Orban et le ministre de l’Intérieur Italien Matteo Salvini parce qu’ils défendent les frontières de leurs pays afin de s’opposer à l’arrivée massive de migrants ? Comment comprendre que Macron ait soutenu le CETA, traité de libre-échange avec le Canada, ratifié par l’U.E et entré en vigueur en septembre 2017 qui accentue la course vers le moins disant social et environnemental ? 
Il est des contradictions qui doivent être dissipées avant tout préalable si l’on veut que les Français, aujourd’hui déboussolés et écoeurés par la politique, retrouvent le chemin de la confiance dans leurs dirigeants et dans les institutions du pays.

Qu’on commence par arrêter de nous bassiner avec cette « Europe qui protège  » – une expression de Jean-Claude Junker-alors que les intérêts des pays qui composent l’Europe sont souvent contraires. Combien d’emplois ont été perdus en France dans l’industrie automobile du fait de la délocalisation des usines en Slovaquie (Peugeot) ou en République Tchèque (Citroën) parce que le coût de production des véhicules dans ces pays est inférieur au nôtre ? Une main d’œuvre moins chère, c’est aussi la raison pour laquelle les producteurs français de fraises, de pêche ou d’abricots sont chaque année confrontés à la concurrence des fruits en provenance d’Espagne. On pourrait ainsi multiplier les exemples dans d’autres secteurs d’activité.

 

Contraintes trop lourdes

Si l’on doit faire jouer les règles de la libre concurrence, il faut que notre pays ne soit pas handicapé par des contraintes trop lourdes, notamment en matière de législation et de réglementation du travail. Car il arrive que nos réglementations nationales soient plus contraignantes que celles définies au niveau européen. De quoi décourager les créateurs d’entreprise.

Moins de contraintes, plus de souplesse, moins de charges aussi. L’Etat doit se montrer plus économe avec l’argent du contribuable français qui est, faut-il le rappeler, celui qui est le plus imposé au monde, tandis que la France occupe la 2e place sur le podium des pays les plus endettés selon une étude de l’agence Standard § Poor’s avec une dette globale (Etat, entreprises et ménages) qui représente 312 % de son PIB. Pas de quoi être fier !

Au lieu de vendre les bijoux de famille, comme Aéroports de Paris(ADP), la Française des Jeux (FDJ) ou Engie, de supprimer les services publics, pourtant indispensables en milieu rural, et de rogner sur les dotations aux collectivités locales, l’Etat doit d’urgence revoir sa politique d’immigration qui plombe nos finances un peu plus chaque année.

Bien qu’il n’existe aucun chiffre digne de foi puisque les statistiques ethniques sont interdites, et qu’on ignore le nombre réel d’immigrés qui entrent en France, faute de contrôle aux frontières, les études les plus sérieuses évaluent le coût de l’immigration dans une fourchette de 60 à 80 milliards. Un montant global qui inclus les dépenses de santé, les prestations sociales, les aides diverses et variées ainsi que les dépenses pour la sécurité ou l’éducation.

Seul chiffre connu, celui des mineurs isolés ou mineurs non accompagnés (MNA) qui relèvent de l’aide sociale à l’enfance(ASE) à la charge des départements. Leur nombre a triplé entre 2014 et 2017. Fin 2018, on en comptait 40 000, un nombre en constante augmentation. Sachant que chaque adolescent coûte 50 000 euros par an, le coût pour les collectivités locales s’élève déjà à 2 milliards d’euros.

Il est indispensable de se débarrasser de ces deux boulets que sont l’Europe de Bruxelles qui nous coûte plus qu’elle nous rapporte et l’immigration qu’il faut réduire au maximum. Comment ? Il suffit de rendre notre pays moins attractif en supprimant toutes les prestations sociales aux nouveaux arrivants. Ce sera le seul moyen de remettre notre pays sur les rails du redressement et aux Français de relever la tête.