Corse : l’étrange silence de l’exécutif après la victoire des nationalistes

La victoire des nationalistes en Corse est passée presque inaperçue. Pas un mot à l’Elysée sur ce séisme politique qui est une première dans la vie politique corse. En fusionnant leurs listes entre les deux tours des Régionales, les autonomistes de Gilles Simeoni, le maire de Bastia et les indépendantistes de Jean-Guy Talamoni se sont installés aux commandes de l’Ile de Beauté. Est-ce parce qu’il était trop occupé à essayer par tous les moyens d’empêcher le Front national d’arriver au pouvoir dans les régions que l’exécutif n’a pas vu venir la victoire des nationalistes ? C’est l’hypothèse émise par certains médias. Elle ne nous parait pas convaincante. Nous allons voir pourquoi.

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Claude Bartolone ONPC le 10 octobre 2015

Bartolone : les Franciliens ont échappé au pire

Oui, ils ont échappé au pire ! A 60 000 voix près, les Franciliens auraient eu Claude Bartolone à la tête de l’exécutif régional. Surnommé « Le parrain » dans le 9/3, sa terre d’élection, le personnage est connu pour son autoritarisme, son sectarisme et ses coups de gueule. N’hésitant pas à écarter, voire éliminer, ceux qui veulent se mettre en travers de son chemin. « L’homme du système socialiste et des vieilles méthodes politiques », raille Valérie Pécresse qui l’a emporté de peu, dimanche, au second tour des Régionales.

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Les leçons du second tour en Eure-et-Loir

Dans une région restée à gauche, l’Eure-et-Loir fait figure d’exception. Avec le Loir-et-Cher c’est le seul département où la droite l’a emportée au second tour. Philippe Vigier (UDI) est arrivé largement en tête dans son département avec 39,72% des voix, devant Philippe Loiseau (31,35%) et François Bonneau (28,93%).

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Régionales en Centre – Val de Loire

Le Centre-Val de Loire est l’une des six régions où le Front national est arrivé en tête dimanche dernier. En recueillant 262 154 voix (30,49%), le parti de Marine Le Pen précède l’alliance LR-UDI-modem de Philippe Vigier avec 225 576 voix (26,25%) tandis que le socialiste François Bonneau, président sortant du conseil régional, arrive troisième avec 209 022 voix (24,31%). Un beau succès pour le Front national qui triple son potentiel par rapport aux précédentes élections régionales de 2010 où il avait obtenu 87 872 voix (11,21%). Mais qu’en sera-t-il pour le second tour dimanche prochain ? S’il était une région qui semblait acquise à la droite c’était bien le Centre Val de Loire. Mais ses espoirs ont été déçus. Malgré une campagne dynamique de terrain ponctuée par prés de 300 réunions publiques, la liste de la droite et du centre conduite par Philippe Vigier n’a pas atteint l’objectif qu’elle s’était fixée d’arriver en tête au premier tour. C’est évidemment la déception chez le député-maire(UDI) de Cloyes-sur-le Loir (Eure-et-Loir) qui n’ayant pas de réserve de voix pour le second tour ne peut guère espérer que sur une mobilisation exceptionnelle des abstentionnistes pour avoir une chance de tirer son épingle du jeu, dimanche. Au Front national on compte sur les voix souverainistes qui se sont portés sur la liste de Debout la France pour tenter de battre la gauche. Un pari difficile, voire impossible, car François Bonneau, président socialiste sortant du conseil régional fait liste commune avec Europe écologie-les Verts (6,60%) pour le second tour. Il est assuré également du soutien de la liste Front de gauche de Nicolas Sansu (4,59%), le député-maire communiste de Vierzon (Cher) qui a appelé dés dimanche soir ses électeurs à voter socialiste. Sans doute pourra-t-il aussi compter sur une partie des voix de la liste Lutte ouvrière (1,70%). C’est donc en position de force que la gauche unie va aborder ce second tour des élections régionales pour lesquelles on attend une participation supérieure au premier tour (49,54%).

Un premier tour couleur bleu marine

Les sondages l’annonçaient les uns après les autres depuis des semaines : le Front national était donné gagnant sur deux régions, voire trois. Et pourtant, comme à chaque élection, la classe politico-médiatique fait mine de s’étonner. « Le choc » titrait ainsi en une le Figaro. Il est vrai que l’ampleur de la vague bleu-marine dépasse les prévisions les plus optimistes.

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