Elle est où la droite ?

L’opposition dite républicaine n’a jamais semblé aussi à gauche que depuis qu’elle ose enfin se déclarer de droite. Comme si cette affirmation lui suffisait à occuper un espace laissé vacant par la gauche historique et les « marcheurs ». La pseudo droite s’est enfermée toute seule dans la caricature que la gauche a fait d’elle, c’est- à-dire une vision exclusivement économique de la société, fondée sur la défense d’un capitalisme égoïste et anti-social. Autrement dit, être de droite aujourd’hui, c’est donc être un peu plus libéral que Macron, encore qu’il faut reconnaître à ce dernier le courage d’engager quelques réformes que la « non-gauche » n’aurait même pas osé imaginer, par peur de son ombre et des remontrances que la gauche aurait pu lui adresser.

Ce faisant, la droite a abandonné les valeurs qui faisaient autrefois sa particularité : la défense de l’ordre moral, de la patrie, la fierté roman national, l’empreinte du christianisme en tant que donnée constitutive de l’identité française, le respect de la vie, la défense de la famille, la reconnaissance du travail et du mérite, pour ne citer que les principales. Autant de concepts qui sont désormais devenus des gros mots pour la plupart de nos « élites » politiques et médiatiques même s’ils sont encore ancrés dans l’esprit des classes populaires.

Certes, une petite partie de la droite, hélas bien minoritaire, est entrée en résistance face à la dérive suicidaire dans laquelle se sont engagés les partis issus de l’UMP et elle suscite aujourd’hui un clivage qui conduira bientôt au divorce entre la droite de Bellamy et celle de Juppé. Il suffit pour s’en persuader de se référer à l’attitude de la plupart des ténors LR sur les questions d’actualité :

Face aux actes d’antisémitisme, on hurle avec les loups en oubliant de dénoncer la montée de l’islamisme qui en est la cause principale. Et on approuve l’appel à l’exclusion du Rassemblement national de la manifestation de riposte du 19 février.

Sur l’immigration, c’est le même silence gêné que celui des socialistes et des  « marcheurs » . Pas de vagues, pas d’amalgame, et puis ces gens-là, mon bon monsieur, ça vote ou ça votera !

Il en va de même sur les prétendues « avancées » sociétales. Ainsi, on n’a pas entendu beaucoup de mouches voler lors du vote par l’Assemblée nationale d’un amendement imposant à nos enfants de ne plus avoir un père et une mère mais un « parent 1 » et un « parent 2 » ou au mieux deux « père-mère ». Pauvres enfants… Que ne leur a-t-on demandé leur avis avant de commettre un tel forfait pour ménager les états d’âme de moins de 5 % des Français ! La suppression du porc dans les cantines scolaires et des arbres de Noël ne suffisait donc pas ! Certes, le ministre de l’Education nationale a opposé une timide résistance à cette « avancée » et il faut lui reconnaître aussi le mérite d’avoir imposé le drapeau français et la Marseillaise dans les écoles, ce qu’un Sarkozy ou un Chirac n’auraient pas osé faire. Certes, pour faire bon poids il y aura aussi le drapeau européen à côté du nôtre mais on ne pouvait quand même pas trop en attendre de ce côté-là.

Il y a fort à parier qu’un certain nombre de députés LR voteront aussi sans hésiter une loi légalisant la PMA, voire la GPA.

Mais il y a plus symptomatique encore du clivage de la droite, ce sont les réactions émanant de ses propres rangs au choix de François-Xavier Bellamy pour conduire la liste LR aux élections européennes de juin prochain. C’est à qui prendra ses plus fines pincettes pour montrer sa distance avec la très conservatrice tête de liste. Tel Eric Woerth expliquant que personnellement, il n’aurait pas choisi Bellamy à cette place mais que la diversité c’est très bien et puis qu’il faut regarder globalement les trois ou quatre premiers de la liste. Et pourtant Woerth n’a jamais été le plus radicalisé des Républicains sur le plan sociétal ! Gérard Larcher, lui, a manifesté une opposition plus frontale que peut expliquer sa vraisemblable appartenance à la Franc-maçonnerie.

Si la droite n’est plus la droite, les classes populaires, elles, s’en rapprochent de plus en plus et les deux évolutions sont certainement liées. Face aux expériences désastreuses de la gauche et du macronisme, le spectacle de la droite honteuse n’est certainement pas de nature à donner envie de revenir aux années de l’immobilisme chiraquien ni aux trahisons sarkoziennes jetant aux orties le referendum sur l’Europe.

Plus solide que les élites dans son identité et ses valeurs, plus exposé qu’elles aux effets néfastes du mondialisme et de l’immigration galopante, le peuple laisse aujourd’hui éclater sa colère et il n’y a rien de surprenant, sauf pour ceux qui de leurs fenêtres dorées n’ont rien vu venir, à ce que nombre de Gilets jaunes se reconnaissent dans les partis qui s’affichent plus clairement à droite, comme le Rassemblement national ou Debout la France.

Si la droite a perdu ses couleurs, elle se teinte aujourd’hui de jaune parsemé de bleu-blanc-rouge. Ce n’est qu’un début ?

Ce chaos qui lentement s’installe dans le pays !

A quel jeu joue le pouvoir ? Un an après l’arrivée de Macron à l’Elysée l’horizon politique s’est brusquement assombri. Les Français s’inquiètent devant la dégradation de la situation. Ils ne comprennent pas la passivité de l’Etat face à la violence des activistes d’extrême gauche.  … Lire la suite 

Ni retour ni pardon pour les djihadistes et leurs familles

Il y a tout de même quelque chose d’indécent de voir ces femmes de djihadistes pleurnicher à la télévision pour demander le retour en France de leurs enfants. Comment appeler çà, de l’inconscience ? du culot ? du cynisme ? de l’insolence ? il y a un peu de tout çà dans la démarche de ces mères qui essaient de nous apitoyer en se servant de leurs enfants. Nulle trace de regret dans leur voix. Encore moins de repentir.  … Lire la suite 

La République exemplaire de Macron a bien du mal à se mettre en place

La vie politique s’est accélérée depuis le début de l’année. Elle va vite. Beaucoup trop vite ! Et comme chacun sait la vitesse mal maîtrisée peut tuer ! Quatre victimes en quelques jours. Quatre ministres, et non des moindres, membres d’un gouvernement qui se voulait exemplaire, poussés à la démission par des soupçons touchant leur probité. Du jamais vu sous la Ve République ! Et ce n’est peut-être pas fini !  … Lire la suite 

Ils sont pour la diversité, mais veulent une chambre des députés unicolore

On avait cru qu’avec Emmanuel Macron s’en était fini de la vieille politique, des combines d’appareil, des petits arrangements entre amis. Chassez le naturel, il revient au galop ! Voilà que Baroin a proposé au parti du président « La République en marche » un accord électoral en vue d’empêcher le Front National d’avoir des députés.  … Lire la suite